Le bon vieux temps

(Pour ceux qui voudrait nous faire partager leurs souvenirs).

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corbieres13
Darren Lockyer
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Le bon vieux temps

Message non lu par corbieres13 » 09 juin 2009, 09:40

LE BON VIEUX TEMPS

Quand le XIII enflammait la France
En 2008 est paru un livre sur les meilleures années du jeu à XIII à qui l'on daigne, depuis quelques années, accorder le mot rugby ! C'est un ouvrage remarquable, illustré de nombreuses photos, je le recommande à tous ceux qui ont aimé et aiment ce sport. Son titre est celui de ma chronique. Le jeu à XIII connut une formidable embellie après qu'il eut été interdit pour cause de professionnalisme par le régime de Vichy, une injustice totale qui, finalement eut des effets positifs. Le XV s'essoufflait sur des règles simplistes qui enlevaient tout spectacle, les équipes, souvent utilisaient le coup de pied en touche pour déplacer le jeu, cela devenait une simple partie de gagne terrain. Insipide. Alors on s'intéressa soudain aux treizistes qui offraient aux spectateurs les envolées spectaculaires des 3/4 dans un jeu ouvert, plaisant et surtout porteur d'émotions. Les "quinze" copièrent vite et proscrirent le coup de pied direct en touche, mais l'équipe et la télé parlaient du XIII... Dans cette embellie, les clubs trouvèrent enfin la gloire médiatique dont ils avaient longtemps été privés. D'autres clubs naquirent, gagnés par l'enthousiasme général, les spectateurs affluèrent : Lézignan, ville de 7 000 habitants en comptait plus de 10 000 les jours de grand match, les finances suivirent qui permirent des recrutements onéreux et bien de grands joueurs ou internationaux à XV "passèrent" à XIII. Cette miraculeuse période dura environ de 1950 à 1965. Dans ces années-là, naquit une légende dont le symbole individuel restera parmi de nombreux prétendants, Puig Aubert et Gilbert Benausse. Les stades devenaient de véritables temples : Jean Laffon puis Brutus à Perpignan, Albert Domec ou la Pépinière à Carcassonne, l'Aiguille à Limoux, les Minimes à Toulouse et sans doute le plus "explosif" qui dut construire un tunnel pour protéger arbitres et joueurs, le fameux stade du Moulin à Lézignan. Il fallait voir ce stade envahi, dès la prestation des juniors, par une foule énorme, démesurée, gesticulante et criarde, quelque peu partisane. Le record fut établi lors d'une rencontre FCL/ASC avec presque 15 000 spectateurs. Il y en avait partout, jusque sur le toit des tribunes ou les branches maîtresses des pins parasols. Le FCL jouait à 14 (avec ses supporters). Dans les rues, on n'était plus à Lézignan, petite ville tranquille mais à New York, à Manhattan dans les avenues de Madison ou Lexigton, les plus grandes avenues du monde ! Et on s'éternisait par endroits, jusqu'à très tard, pour discuter de la belle victoire ou de cette "putain" de défaite ! Vous souvenez-vous de ces clubs, de ces joueurs qui créèrent une légende renforcée après la tournée de 1951 aux antipodes, les exploits de l'équipe de France en Australie, la 1 re Coupe du Monde de rugby à XIII où la France ne perdit qu'en finale. Je ne puis les citer tous, il y a eu tant de fameux joueurs : Tonus, Fages, Galaup, Vadon, Jacky Merquey, Savonne, Rouqueyrol, Carrère, Contrastin, Save, Rinaldi, Hatchondo, Crespo, Montrucolis, Brousse, Dop, Apelian, Cantoni, Aillères, Gruppi, Calixte, Mantoulan, Barthe, Quaglio, Arcalis, Ponsinet, Lacans, Clottes, Teisseire, Benausse, Mazard, Alberti... Les jeunes d'aujourd'hui perpétuent la tradition de leurs aînés (4 fois finalistes et 2 fois champions de France consécutif entre 2006-2009).
Michel Brunel

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