remember 1978 ...

(Pour ceux qui voudrait nous faire partager leurs souvenirs).

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Tarroux Eric
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remember 1978 ...

Message non lu par Tarroux Eric » 06 nov. 2009, 11:35

Lu sur le site de La dépêche :

Samedi, à Paris, le XIII de France affrontera l'Australie dans le cadre du Tournoi des quatre nations.

Les Kangourous ont fait match nul (20-20) avec les Kiwis de Nouvelle-Zélande, et ont gagné (26-16) en Angleterre. Si l'on considère que, de leur côté, nos Coqs ont subi deux lourdes défaites : 12-34 en Angleterre puis, samedi dernier, à Toulouse, 12-62 contre la Nouvelle-Zélande, on ne peut que pronostiquer une large, très large, trop large victoire australienne. Comme d'hab !

Le premier match entre les deux nations, le 1er janvier 1938, au stade Buffalo, dans le bois de Vincennes, avait donné le ton : 35-6 pour les joueurs des Antipodes. Heureusement, la tendance fut inversée par la suite, et notamment, dans les années cinquante et soixante. On se souvient du triomphe des Carcassonnais Mazon, Puig-Aubert et Ponsinet, en 1951, à Sydney : 26-15, le 11 juin et 35-14, le 21 juillet.

La première victoire française sur notre sol date, elle, du 11 janvier 1953, à Bordeaux : 5-0. Le deuxième ligne Édouard Ponsinet était toujours là aux côtés, cette fois, de deux autres Carcassonnais : le demi d'ouverture Gilbert Benausse et le trois-quarts centre Claude Teisseire. Louis Mazon et Puig-Aubert les rejoignirent à Lyon, le 25 du même mois, pour un nouveau succès (13-5). C'était l'âge d'or !

Michel Maïque (Lézignan) capitaine
Quant à la dernière victoire française sur l'Australie, elle est vieille de trente et un ans ! Quand le XIII de France pénétra sur la pelouse du stade Albert-Domec, à Carcassonne, ce 26 novembre 1978, il était à jeun d'un succès sur les Kangourous depuis le 1er novembre 1970 (17-15), à Bradford, dans le nord de l'Angleterre, en Coupe du Monde. Au coup de sifflet final, le tableau d'affichage annonçait fièrement 13-10 pour les Coqs dont un seul essai (à deux) mais cinq pénalités de l'ailier de l'ASC José Moya. Un autre Carcassonnais, le talonneur André Malacamp, était de la fête ainsi que trois Lézignanais : l'ouvreur Éric Walligunda, le pilier Delphin Castanon (formé à Carcassonne) et le troisième ligne Michel Maïque (actuel maire de Lézignan) qui commandait l'équipe de France.

Les Tricolores confirmèrent leur suprématie, le 10 décembre, au Stadium de Toulouse (11-10) avec les mêmes joueurs audois : Moya transforma l'essai français (deux pour l'Australie, à nouveau), et ajouta deux pénalités, Walligunda claquant un drop. C'était le bon temps ! Depuis…

NB : L'essai valait trois points, la transformation et la pénalité deux et le drop un point seulement.

didier et nanny
Darren Lockyer
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Re: remember 1978 ...

Message non lu par didier et nanny » 06 nov. 2009, 12:26

Depuis et à cause de ces défaites à TOULOUSE et à CARCASSONNE, les australiens suivis des néo-zélandais et des anglais ont décidé de ne plus être professionnels que sur le plan économique, mais aussi sportif et dans la préparation physique en particulier. Les australiens sont allés aux USA voir d'autres méthodes de préparation physique grace à l'argent qu'ils ont pu y investir. Ils ont été l'exemple des KIWIS et des anglais qui ont commencé à importer leur méthode bien après et surtout aux débuts de la SL.
Quant à nous, nous avions la possibilité de franchir le pas doucement mais surement, vers le professionnalisme car nous avions les moyens humains et financiers, mais pas les dirigeants de la fédé et des clubs ont préféré se battre entre eux pour en arriver à la finale (fait symptomatique et le plus visible) de 1981 date à laquelle a commencé la déscente aux enferts pour des descennies, non pas à cause de ce match, mais parce que les autres nations majeures et professionnelles ont appuyé sans cesse sur le champignon au niveau de la performance physique car, et il faut bien se le mettre en tête, si la différence de condition physique est trop grande entre deux équipes, elle prend le dessus sur la technique. Autrement dit : un joueur moyen rugbystiquement avec une condition physique largement supérieure à un joueur même de classe, prendra le dessus car le chronomètre jouera toujours en sa faveur. Et si en plus celui qui est le mieux préparé physiquement a la classe...
PIPETTE me disait toujours : "à ce sport, il faut être capable de courir deux heures sans s'arrêter, sinon c'est foutu".

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