le dentiste

(Le défouloir des treizistes).

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claude.l
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le dentiste

Message non lu par claude.l » 18 févr. 2006, 13:47

Ecrit un dimanche apres-midi ou il n'y avait pas de match, inspiré par mon ami Joseph qui je ne sais pourquoi étant Toulousain va chez le dentiste a Limoux.

Le Dentiste

Un soir de pluie sur une rocade Toulousaine, rentrant d’un repas magnifique, je me laissais aller à mes pensées, grisé par l’Hydromel et le Cahors généreux, puis le flash, non, non, pas le trait de génie qui arrive a partir de 138, non, non, celui des Gendarmes (mal inspirés !), je fus donc prié de me garer.
N’écoutant que mon instinct, fortement Anarchiste, j’estourbi le premier (en un coup de bûche excessif )et fessai le second en lui faisant embrasser le petit livre rouge.
Ebranlé par tant d’humiliations, celui-ci ôta sa chemise, leva le poing, entama le chant des partisans et monta à l’assaut de la Préfecture.
- Sus aux Bourgeois !, Sus aux Bourgeois ! criait-il, et d’un geste théâtral défit son pantalon, et exhiba au monde les tous petits attributs qui équipent la Gendarmerie.
Je repris donc ma route vers quelque arracheur de dents Limouxin. Arrivé à bon
port, je fus surpris de voir une cohorte de dentistes en blouse blanche, marchant au pas, en chantant de vieux chants Maoris, se rendant au stade, après match pour vérifier l’état des mâchoires treizistes.
Je restais la, perplexe, au milieu des herbes folles (qui me chatouillaient les guibolles), face au montagnes Minervoises, je crus d’ailleurs apercevoir Sisyphe, couvert de sueur et grimaçant, mais je dus me rendre a l’évidence, ce ne pouvait etre lui, car celui-ci dévalait la montagne, comme un dératé, poursuivis par un énorme rocher.
Je repris donc ma quête, a la recherche d’un Orthodontiste, capable de réparer les méfaits de la cuisine moderne. C’est au centre-ville que mon regard fut attiré
par une plaque de cuivre synonyme de roulette et hurlements en tous genres.
Docteur uilda Rachid
Docteur es-chicots. - Spécialiste en claquoirs et
Gencives orphelines

Un peu inquiet, quand même, je sonnais timidement, la grosse porte de bois, pivota dans un grincement sinistre et une grosse tête chauve passa dans l’intervalle, fila directement a l’essai, sous les cris du public, et……….oh ! pardon, je m’égare !
Deux yeux fous, me dévisagèrent un instant, puis le reste du corps émergea du trou noir, l’homme ( oh ! homme ! ) était grand, trapu, presque engageant, mais visiblement fou.
Dans son énorme main droite, une gigantesque tenaille et dans l’autre une roulette si imposante qu’elle aurait pu servir a l’élagage des arbres, d’ailleurs dans un faux mouvement, il trancha net le chambranle de la porte.
Sans me quitter des yeux, il me dit : - Donne-moi ta molaire ! (il est a noter qu’il postillonnait pas mal )

C’est ça !, pensais-je, il ne m’en reste qu’une et j’aimerais bien la conserver un peu, quand même !
N’écoutant que mon courage, je détalait ,du plus vite que je le pouvais, mais l’autre, m’emboîta le pas (de course) en hurlant.
Je pris a droite dans la rue du cimetière ( encore une fois j’avais bien choisi ma direction ), je me retournais, il semblait assez loin de moi, j’avais le temps de respirer, quand soudain, j’aperçus deux formes allongées qui zigzaguaient au milieu de la rue, je me rendis compte, alors qu’il s’agissait de serpents de l’espèce la plus venimeuse qui soit, des Crotales de Chavignol !
Je les évitais soigneusement, en faisant un grand détour, espérant que l’autre serait ralentit, par cet obstacle, mais que nenni !
Le furieux stoppa sa course, en saisit un de son énorme tenaille, le coupa net en deux, en avala la moitié, et éructa si fort que mes tympans vibrèrent.
Le second le mordit a hauteur du genou, mais ses crochets se cassèrent net et il se retrouva aussi édenté qu’un Boa centenaire, l’autre le saisit par la queue et l’avala aussitôt.
Son sourire me glaça les sangs, je repris donc ma course en haletant, traversant de blanquetteuses vignes ( expression lartiguelonesque ), j’arrivais à l’amphithéâtre ou Marie-Hélène, sur un pied d’éstal lançais vers des étudiants goguenards, des dialogues de Sénèque, Plutarque, et compagnie.
Dans l’assemblée, Pline le jeune, essayait vainement de négocier ses poèmes en vain, sans auditoire et dépité, il s’assit sur un cep de vigne, et pris la position du penseur. ( troublant, non ? )
Je lançais a Marie-Hélène un - au secours ! qui en d’autres temps aurait fait bondir l’assistance, mais, hélas, les temps changent !
Légèrement irritée, elle me cria,
- Carpe diem !
Puis se reprenant, elle vint vers l’affreux, se planta devant lui, lui allongea une droite au menton et un crochet du gauche au foie, l’autre s’allongea lourdement dans la poussière, je ne peut, par décence, vous raconter la suite, ni vous décrire l’endroit ou elle enfonça l’énorme roulette.
Puis avec une grande douceur, m’invita à m’asseoir au milieu de ses élèves ( ce a quoi, j’obéis, on ne sait jamais ! )
Puis vers 17h00, je prononçais ces mots :
Et merde, j’ai encore mal aux dents !

UTILITY PARLEUR
Darren Lockyer
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Message non lu par UTILITY PARLEUR » 18 févr. 2006, 13:57

faut que tu donnes la marque du CAHORS,

arf arf arf arf arf

claude.l
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re-le dentiste

Message non lu par claude.l » 18 févr. 2006, 19:35

c'est un Cahors du commun ! :P :P :P :P

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