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Modérateur : Mod. Catalan
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Waite, talent et expérience au service des Catalans
Fin, aujourd’hui, de notre série d’articles sur la Super League. L’ex-Kangourou, entraîneur
de renom dans son pays et en Angleterre, est en mission en Roussillon jusqu’à fin 2006.
Il n’est "pas venu pour surveiller, mais pour soutenir".
Et mettre au sein de l’UTC "la bonne personne à la bonne place". L’ancien coach des Lions britanniques, qui participe déjà activement au recrutement des joueurs français et étrangers (les noms de quatre "pointures", dont une star mondiale, seront dévoilés par Bernard Guasch d’ici trois semaines environ) dans la perspective de la saison 2006, accorde désormais 85% de son temps aux Catalans, le reste à la fédération britannique, avec laquelle il est sous contrat jusqu’à fin 2006. Le sympathique australien dit ici tout le plaisir qu’il éprouve à travailler en Roussillon, où il occupe le poste – nouveau ici – de Directeur du Rugby.
La France, David, vous connaissiez?
Avec les Kangourous, j’ai rencontré le XIII de France en décembre1973 au stade Gilbert-Brutus, puis à Toulouse (victoires 21-9 et 14-3). Mon vis à vis était "le petit prince" Serge Marsolan (NDLR: Jo Bonet, Jean-Jacques Cologni, le Carcassonnais Jacques Franc et le Lézignanais Jean-Claude Marty, portaient également le maillot bleu, comme José Calle au 2e test).
Le terrain ne vous manque-t-il pas?
Depuis mes débuts dans la carrière, j’ai entraîné sans interruption jusqu’en 2004, alors, forcément… Mais j’ai tourné la page.
Dans quels domaines comptez-vous intervenir, à l’UTC?
Au niveau des structures du club en général, du staff, du coaching. Tout ce qui pourrait amener les gens à s’améliorer, m’intéresse. L’UTC ne doit pas avoir que les meilleurs, joueurs, mais aussi les meilleurs entraîneurs, les meilleurs entraînements. Je souhaite aider tous ceux qui veulent êtres aidés.
Avec quel objectif?
Je rêve pour les Catalans d’une finale de Coupe d’Angleterre ou de Super League dans les six à huit ans à venir.
Mais c’est un rêve…
Je demande toujours aux joueurs quels sont leurs rêves. En 1999, avec St George, personne au départ n’aurait parié un dollar sur nous, en fin de saison nous étions finalistes.
Auparavant, vous aviez participé à la création des Knights, à Newcastle…
Lorsqu’en 1987, nous avons bâti le club qui, un an plus tard, fit ses débuts en élite, nous n’avions à notre disposition qu’un téléphone pour quatre personnes. Deux saisons plus tard, les Knights disputaient les play-off, puis une demi-finale en 1992. Et les similitudes ne manquent pas. Newcastle, c’est le cœur historique du rugby à XIII australien, en 1987 il existait un championnat régional de dix clubs, dont les meilleurs joueurs rejoignirent la nouvelle équipe de NRL la saison suivante.
Est-il souhaitable, selon vous, que tous les tricolores évoluent à l’UTC en 2006?
Non, en Australie nous avons l’exemple malheureux de Brisbane Broncos. La plupart des joueurs disputent les "State Of Origin" (inter-provinces) et avec la fatigue que cela engendre, leur rendement est ensuite moindre, en club. Un autre exemple concerne Farrell. En 2004 il a disputé 45 matches, contre 30 au leader des Kangourous, Darren Lockyer. Et en novembre, pour les Tri-nations, le premier était exagérément fatigué.
Votre sentiment, sur son prochain passage à XV?
J’ai passé beaucoup de temps à ses côtés, durant ces quatre dernières saisons, et je comprends sa décision. Les Lions sont restés de très nombreuses années avant de réussir à battre de nouveau les Kangourous, et il cherche désormais une plus grande reconnaissance au niveau international. Quoiqu’il fasse, Andy réussira, tellement l’homme est parfait. Et il s’agit d’une lourde perte pour la Rugby League. Pour ce qu’il représente, surtout. C’est un modèle, un leader, un très grand pro, sur et hors le terrain.
Avez-vous eu de bons échos concernant les matches internationaux livrés par les Français, à l’automne dernier?
Wayne Bennett, le coach de l’Australie, quia le cœur treiziste, et ne fonctionne pas en égoïste, m’a parlé du bon comportement des tricolores. C’est un ardent partisan du développement international, il sera heureux de revenir disputer un test contre les Bleus, en novembre prochain, et il m’a vivement encouragé à accepter la proposition de la RFL de venir à Perpignan.
Techniquement, quel regard portez-vous sur la prestation de l’UTC, le 20mars contre Pia?
Je suis le parcours des Catalans depuis deux ans, et la progression est continuelle. Les premières vingt minutes du match ont prouvé la façon très professionnelle dont ils ont géré la pression liée à ce match. Ils ont évolué dans la manière de prendre la balle, de la transmettre, de plaquer, de courir, de jouer vite mais aussi de penser vite.
Quel bilan dressez-vous de votre passage à la RFL?
J’étais notamment chargé de préparer mentalement les candidats à ma succession à la tête de l’équipe nationale, d’élever le niveau des entraîneurs britanniques. Et d’une manière générale, c’est un projet de classe mondiale qui est arrivé sur le bureau des responsables de Sport England. D’où les fonds qui ont ensuite été accordés à la RFL .
Un vœu, David?
Le but, c’est qu’au fil des ans les joueurs français s’améliorent, car on ne fait pas de crème sans au départ une bonne qualité de lait, que la FFR XIII supporte l’UTC, et vice-versa. Et la présence en Super League d’un autre club français est plus que souhaitable, dans les proches années à venir.
Fin, aujourd’hui, de notre série d’articles sur la Super League. L’ex-Kangourou, entraîneur
de renom dans son pays et en Angleterre, est en mission en Roussillon jusqu’à fin 2006.
Il n’est "pas venu pour surveiller, mais pour soutenir".
Et mettre au sein de l’UTC "la bonne personne à la bonne place". L’ancien coach des Lions britanniques, qui participe déjà activement au recrutement des joueurs français et étrangers (les noms de quatre "pointures", dont une star mondiale, seront dévoilés par Bernard Guasch d’ici trois semaines environ) dans la perspective de la saison 2006, accorde désormais 85% de son temps aux Catalans, le reste à la fédération britannique, avec laquelle il est sous contrat jusqu’à fin 2006. Le sympathique australien dit ici tout le plaisir qu’il éprouve à travailler en Roussillon, où il occupe le poste – nouveau ici – de Directeur du Rugby.
La France, David, vous connaissiez?
Avec les Kangourous, j’ai rencontré le XIII de France en décembre1973 au stade Gilbert-Brutus, puis à Toulouse (victoires 21-9 et 14-3). Mon vis à vis était "le petit prince" Serge Marsolan (NDLR: Jo Bonet, Jean-Jacques Cologni, le Carcassonnais Jacques Franc et le Lézignanais Jean-Claude Marty, portaient également le maillot bleu, comme José Calle au 2e test).
Le terrain ne vous manque-t-il pas?
Depuis mes débuts dans la carrière, j’ai entraîné sans interruption jusqu’en 2004, alors, forcément… Mais j’ai tourné la page.
Dans quels domaines comptez-vous intervenir, à l’UTC?
Au niveau des structures du club en général, du staff, du coaching. Tout ce qui pourrait amener les gens à s’améliorer, m’intéresse. L’UTC ne doit pas avoir que les meilleurs, joueurs, mais aussi les meilleurs entraîneurs, les meilleurs entraînements. Je souhaite aider tous ceux qui veulent êtres aidés.
Avec quel objectif?
Je rêve pour les Catalans d’une finale de Coupe d’Angleterre ou de Super League dans les six à huit ans à venir.
Mais c’est un rêve…
Je demande toujours aux joueurs quels sont leurs rêves. En 1999, avec St George, personne au départ n’aurait parié un dollar sur nous, en fin de saison nous étions finalistes.
Auparavant, vous aviez participé à la création des Knights, à Newcastle…
Lorsqu’en 1987, nous avons bâti le club qui, un an plus tard, fit ses débuts en élite, nous n’avions à notre disposition qu’un téléphone pour quatre personnes. Deux saisons plus tard, les Knights disputaient les play-off, puis une demi-finale en 1992. Et les similitudes ne manquent pas. Newcastle, c’est le cœur historique du rugby à XIII australien, en 1987 il existait un championnat régional de dix clubs, dont les meilleurs joueurs rejoignirent la nouvelle équipe de NRL la saison suivante.
Est-il souhaitable, selon vous, que tous les tricolores évoluent à l’UTC en 2006?
Non, en Australie nous avons l’exemple malheureux de Brisbane Broncos. La plupart des joueurs disputent les "State Of Origin" (inter-provinces) et avec la fatigue que cela engendre, leur rendement est ensuite moindre, en club. Un autre exemple concerne Farrell. En 2004 il a disputé 45 matches, contre 30 au leader des Kangourous, Darren Lockyer. Et en novembre, pour les Tri-nations, le premier était exagérément fatigué.
Votre sentiment, sur son prochain passage à XV?
J’ai passé beaucoup de temps à ses côtés, durant ces quatre dernières saisons, et je comprends sa décision. Les Lions sont restés de très nombreuses années avant de réussir à battre de nouveau les Kangourous, et il cherche désormais une plus grande reconnaissance au niveau international. Quoiqu’il fasse, Andy réussira, tellement l’homme est parfait. Et il s’agit d’une lourde perte pour la Rugby League. Pour ce qu’il représente, surtout. C’est un modèle, un leader, un très grand pro, sur et hors le terrain.
Avez-vous eu de bons échos concernant les matches internationaux livrés par les Français, à l’automne dernier?
Wayne Bennett, le coach de l’Australie, quia le cœur treiziste, et ne fonctionne pas en égoïste, m’a parlé du bon comportement des tricolores. C’est un ardent partisan du développement international, il sera heureux de revenir disputer un test contre les Bleus, en novembre prochain, et il m’a vivement encouragé à accepter la proposition de la RFL de venir à Perpignan.
Techniquement, quel regard portez-vous sur la prestation de l’UTC, le 20mars contre Pia?
Je suis le parcours des Catalans depuis deux ans, et la progression est continuelle. Les premières vingt minutes du match ont prouvé la façon très professionnelle dont ils ont géré la pression liée à ce match. Ils ont évolué dans la manière de prendre la balle, de la transmettre, de plaquer, de courir, de jouer vite mais aussi de penser vite.
Quel bilan dressez-vous de votre passage à la RFL?
J’étais notamment chargé de préparer mentalement les candidats à ma succession à la tête de l’équipe nationale, d’élever le niveau des entraîneurs britanniques. Et d’une manière générale, c’est un projet de classe mondiale qui est arrivé sur le bureau des responsables de Sport England. D’où les fonds qui ont ensuite été accordés à la RFL .
Un vœu, David?
Le but, c’est qu’au fil des ans les joueurs français s’améliorent, car on ne fait pas de crème sans au départ une bonne qualité de lait, que la FFR XIII supporte l’UTC, et vice-versa. Et la présence en Super League d’un autre club français est plus que souhaitable, dans les proches années à venir.