Dépliez votre carte de France !
Posté : 26 avr. 2005, 14:06
C'est le titre du courrier d'un lecteur de Midol cette semaine. C'est le coprésident du club quinziste de Vannes, mais ça s'applique aussi très bien à XIII, aussi je ne résiste pas à l'envie de vous le faire partager :
Chacun possède une carte routière. Problème : elle est toujours pliée par le milieu et les gens du Sud-Ouest qui dirigent et gèrent le rugby ne regardent jamais au-dessus de la ligne Bordeaux-Lyon, c'est-à-dire de l'autre côté de la carte. Pour eux, c'est le Nord, voire le Grand Nord et ils pensent que Brest, Vannes et Rennes sont tout près de Lille et Strasbourg; pas un seul ne peut imaginer que Vannes est plus près de Bordeaux que de Paris. Et pourtant c'est la réalité ! Résultat : les sudistes, nombreux, jouent entre eux et ne se déplacent que de quelques dizaines de kilomètres; les Nordistes, moins nombreux, jouent dans leur moitié de France et se déplacent à des centaines ou des miliers de kilomètres... Je lisais dans Midol qu'un entraîneur estimait qu'il ne faudrait pas dépasser deux heures de bus pour pouvoir jouer dans de bonnes conditions : nous en faisons six, sept, voire dix ou douze ! Sans parler du coût financier, de la démotivation des joueurs et du handicap sportif (comment peut-on gagner en partant à 4 heures du matin et en faisant sept heures de bus avant le match ?). Le rugby se veut national : il ne pourra l'être que lorsqu'il y aura des clubs d'un bon niveau partout. Il faut donc se donner les moyens de ses ambitions. Des solutions ? En voilà quelques-unes :
1°) Eviter les nombreux déplacements lointains en tenant compte, prioritairement, des clubs les plus éloignés dans la composition des poules.
2°) Aider financièrement les clubs éloignés.
3°) Consolider les clubs fédéraux et obtenir un maillage plus serré du territoire.
4°) Aider les clubs par l'apport d'encadrants et de joueurs.
5°) Aider financièrement ceux qui développent des structures de formation.
6°) Limiter l'accès d'étrangers.
7°) Réorganiser les play-off de façon à ce qu'ils se jouent sur le terrain du mieux classé et non en terrain neutre, à des centaines de kilomètres.
Tout cela suppose que certains a priori soient levés. Déplions d'abord la carte de France et arrêtons ces réflexions que j'entends régulièrement de la part de nos amis "sudistes" : "C"est bien ce que vous faites en Bretagne, continuez ! "
Moi, ça me parle plutôt, et vous ?
Chacun possède une carte routière. Problème : elle est toujours pliée par le milieu et les gens du Sud-Ouest qui dirigent et gèrent le rugby ne regardent jamais au-dessus de la ligne Bordeaux-Lyon, c'est-à-dire de l'autre côté de la carte. Pour eux, c'est le Nord, voire le Grand Nord et ils pensent que Brest, Vannes et Rennes sont tout près de Lille et Strasbourg; pas un seul ne peut imaginer que Vannes est plus près de Bordeaux que de Paris. Et pourtant c'est la réalité ! Résultat : les sudistes, nombreux, jouent entre eux et ne se déplacent que de quelques dizaines de kilomètres; les Nordistes, moins nombreux, jouent dans leur moitié de France et se déplacent à des centaines ou des miliers de kilomètres... Je lisais dans Midol qu'un entraîneur estimait qu'il ne faudrait pas dépasser deux heures de bus pour pouvoir jouer dans de bonnes conditions : nous en faisons six, sept, voire dix ou douze ! Sans parler du coût financier, de la démotivation des joueurs et du handicap sportif (comment peut-on gagner en partant à 4 heures du matin et en faisant sept heures de bus avant le match ?). Le rugby se veut national : il ne pourra l'être que lorsqu'il y aura des clubs d'un bon niveau partout. Il faut donc se donner les moyens de ses ambitions. Des solutions ? En voilà quelques-unes :
1°) Eviter les nombreux déplacements lointains en tenant compte, prioritairement, des clubs les plus éloignés dans la composition des poules.
2°) Aider financièrement les clubs éloignés.
3°) Consolider les clubs fédéraux et obtenir un maillage plus serré du territoire.
4°) Aider les clubs par l'apport d'encadrants et de joueurs.
5°) Aider financièrement ceux qui développent des structures de formation.
6°) Limiter l'accès d'étrangers.
7°) Réorganiser les play-off de façon à ce qu'ils se jouent sur le terrain du mieux classé et non en terrain neutre, à des centaines de kilomètres.
Tout cela suppose que certains a priori soient levés. Déplions d'abord la carte de France et arrêtons ces réflexions que j'entends régulièrement de la part de nos amis "sudistes" : "C"est bien ce que vous faites en Bretagne, continuez ! "
Moi, ça me parle plutôt, et vous ?