XIII et XV unis dans une même descente aux enfers
Posté : 13 janv. 2016, 09:57
RUGBY Les deux clubs phares et rivaux de l’ovalie villeneuvoise brillent par leur manque
de résultats. Ils sont toujours en quête d’une première victoire. Tentatives d’explications
Dimanche dernier à domicile, les velléités offensives des treizistes villeneuvois ont été prises
en tenaille par la défense avignonnaise. PHOTO ANDRÉ DOSSAT
JÉRÔME SOUFFRICE
Le verdict est sans appel. Depuis
le début de leur championnat respectif, treizistes et quinzistes
villeneuvois s’illustrent par leur manque de résultats. Plus grave encore :
les deux clubs phares de l’ovalie dans la bastide ont jusqu’à présent été
dans l’incapacité totale de glaner la moindre victoire. Unis dans cette
longue descente aux enfers, Villeneuve XIII Rugby League – qui évolue
en Élite – et le Rugby-Club Villeneuve XV – en Honneur – se retrouvent lanternes
rouges de leurs poules. Du jamais vu à travers l’histoire.
« Cette équipe ne lâche rien. Il y règne
un état d’esprit très encourageant et je
demeure persuadé que les efforts vont finir par payer »
Son unique succès, le club treiziste l’a décroché à l’automne dernier à la
barre du tribunal d’Agen, qui a validé son plan d’apurement de sa dette
de 170 000 euros sur six ans, évitant une cinglante et honteuse liquidation.
Outre une situation financière pour le moins délicate, le club panse
des dissensions internes qui l’ont gravement fragilisé ces derniers
mois. Convalescent, il tente de se reconstruire sur de nouvelles bases,
axant sa résurrection sur une équipe de jeunes joueurs issus du club et encore
inexpérimentés. « C’est une équipe très jeune, en devenir, qui effectue
ses premières armes au plus haut niveau. Il faut lui laisser le temps
de mûrir et de s’aguerrir », estime l’entraîneur, Mickaël Jatz.
« Rugby bio »
Lequel demeure persuadé que la nouvelle formule de « rugby bio »,
voulue par les présidents, Patrick Mauri et Jean-Pierre Sagnette, et axée
sur le recrutement de joueurs du cru, finira par porter ses fruits.
« Cette équipe ne lâche rien. Il y règne un état d’esprit très encourageant
et je demeure persuadé que les efforts consentis vont finir par
payer », assure le coach. Surtout lorsque l’effectif de l’équipe première
sera plus étoffé, celle-ci ne fonctionnant jusqu’alors qu’avec 17 joueurs,
là où il en faudrait au minimum 25. De son côté, le RCV XV ne souffre
pas de ces maux, pouvant tabler sur 45 joueurs pour son équipe première.
« Mais nous avons perdu des joueurs clés à l’intersaison et l’effectif
des lignes arrières a dû être renouvelé à 70 %. C’est là que le bât blesse »,
explique Philippe Rénier, l’un des trois coprésidents. Contrairement à
son homologue treiziste, le RCV XV va connaître les affres de la relégation
en Promotion d’Honneur. Pour autant,le club n’aborde pas cette
échéance de manière dramatique. Il compte au contraire en profiter
pour s’appuyer sur sa nouvelle pépinière de jeunes pousses, afin de rebondir
et de mieux repartir de l’avant.
Si aujourd’hui le rugby villeneuvois présente d’inquiétants signes
de faiblesse, les dirigeants des clubs se veulent malgré tout rassurants.
Persuadés que, tel le phénix, l’ovalie villeneuvoise saura renaître de ses cendres.
de résultats. Ils sont toujours en quête d’une première victoire. Tentatives d’explications
Dimanche dernier à domicile, les velléités offensives des treizistes villeneuvois ont été prises
en tenaille par la défense avignonnaise. PHOTO ANDRÉ DOSSAT
JÉRÔME SOUFFRICE
Le verdict est sans appel. Depuis
le début de leur championnat respectif, treizistes et quinzistes
villeneuvois s’illustrent par leur manque de résultats. Plus grave encore :
les deux clubs phares de l’ovalie dans la bastide ont jusqu’à présent été
dans l’incapacité totale de glaner la moindre victoire. Unis dans cette
longue descente aux enfers, Villeneuve XIII Rugby League – qui évolue
en Élite – et le Rugby-Club Villeneuve XV – en Honneur – se retrouvent lanternes
rouges de leurs poules. Du jamais vu à travers l’histoire.
« Cette équipe ne lâche rien. Il y règne
un état d’esprit très encourageant et je
demeure persuadé que les efforts vont finir par payer »
Son unique succès, le club treiziste l’a décroché à l’automne dernier à la
barre du tribunal d’Agen, qui a validé son plan d’apurement de sa dette
de 170 000 euros sur six ans, évitant une cinglante et honteuse liquidation.
Outre une situation financière pour le moins délicate, le club panse
des dissensions internes qui l’ont gravement fragilisé ces derniers
mois. Convalescent, il tente de se reconstruire sur de nouvelles bases,
axant sa résurrection sur une équipe de jeunes joueurs issus du club et encore
inexpérimentés. « C’est une équipe très jeune, en devenir, qui effectue
ses premières armes au plus haut niveau. Il faut lui laisser le temps
de mûrir et de s’aguerrir », estime l’entraîneur, Mickaël Jatz.
« Rugby bio »
Lequel demeure persuadé que la nouvelle formule de « rugby bio »,
voulue par les présidents, Patrick Mauri et Jean-Pierre Sagnette, et axée
sur le recrutement de joueurs du cru, finira par porter ses fruits.
« Cette équipe ne lâche rien. Il y règne un état d’esprit très encourageant
et je demeure persuadé que les efforts consentis vont finir par
payer », assure le coach. Surtout lorsque l’effectif de l’équipe première
sera plus étoffé, celle-ci ne fonctionnant jusqu’alors qu’avec 17 joueurs,
là où il en faudrait au minimum 25. De son côté, le RCV XV ne souffre
pas de ces maux, pouvant tabler sur 45 joueurs pour son équipe première.
« Mais nous avons perdu des joueurs clés à l’intersaison et l’effectif
des lignes arrières a dû être renouvelé à 70 %. C’est là que le bât blesse »,
explique Philippe Rénier, l’un des trois coprésidents. Contrairement à
son homologue treiziste, le RCV XV va connaître les affres de la relégation
en Promotion d’Honneur. Pour autant,le club n’aborde pas cette
échéance de manière dramatique. Il compte au contraire en profiter
pour s’appuyer sur sa nouvelle pépinière de jeunes pousses, afin de rebondir
et de mieux repartir de l’avant.
Si aujourd’hui le rugby villeneuvois présente d’inquiétants signes
de faiblesse, les dirigeants des clubs se veulent malgré tout rassurants.
Persuadés que, tel le phénix, l’ovalie villeneuvoise saura renaître de ses cendres.